Myanmar, de la survie à la reconstruction : un an après le séisme
Le 28 mars 2025, deux séismes majeurs frappaient le centre du Myanmar. Dans le village de Kyun Sin, région de Sagaing, Moth Moth Lwin se souvient du moment exact où le sol s’est effondré sous sa maison. « Pendant le tremblement de terre, une énorme fissure s’est ouverte juste sous notre maison, s’enfonçant presque à la hauteur d’un homme ».
Son histoire reflète la réalité vécue par de nombreuses communautés à travers le Myanmar : 1,35 million de personnes ont été touchées par le séisme et parmi elles plus de 200.000 ont été contraintes de fuir.
Un an après, une autre réalité émerge peu à peu : celle d’une reconstruction progressive, portée par la solidarité et la résilience.
Dans l’urgence comme dans la durée, les besoins essentiels ont guidé l’action de la Croix-Rouge. Plus de 230.000 personnes ont ainsi pu accéder à des soins de santé, tandis que 1,3 million de litres d’eau potable ont été distribués pour répondre à une crise vitale dans les zones sinistrées. L’accès à un abri a également été une priorité : près de 93.000 personnes ont été mises à l’abri et reçu des articles ménagers essentiels.
Au fil des mois, l’aide s’est aussi adaptée pour soutenir la relance des moyens de subsistance. Plus de 21.000 ménages ont bénéficié d’une aide financière multi-usages, permettant de répondre à des besoins urgents tout en redonnant un peu de marge de manœuvre aux familles.
Semer les bases d’un nouveau départ
Dans les zones rurales, cette reprise passe par un enjeu essentiel : la terre. Après le séisme, de nombreuses familles ont vu leurs cultures détruites. Pour répondre à cette urgence, un soutien économique et agricole a été mis en place. L’objectif : permettre aux familles de se relever par elles-mêmes.
Khin Maung Yin, agriculteur de 59 ans, en fait partie. « Après le tremblement de terre, tout est devenu difficile. Mais avec des semences, du fertilisant, de l’aide financière et de l’espoir, nous pouvons cultiver à nouveau la terre », confie-t-il.
Aujourd’hui, il reconstruit peu à peu sa ferme. Et avec elle, un projet plus intime : celui d’organiser une célébration familiale avec ses onze petits-enfants — un rêve qu’il croyait perdu.

Un espace sûr pour les enfants après le séisme
Mais la reconstruction ne s’est pas arrêtée aux besoins matériels. Après la catastrophe, la Croix-Rouge du Myanmar a mis en place des espaces adaptés pour les enfants dans plusieurs régions touchées. Des lieux pour jouer, mais surtout pour se reconstruire, retrouver un sentiment de sécurité et, peu à peu, redevenir simplement des enfants.
Ma Aye Aye Nyein, une mère touchée par le séisme témoigne : « Ma fille, Ein Chit Ngo, a cinq ans, et j’attends mon deuxième enfant. Après le séisme, la Croix-Rouge nous a soutenus, avec des bâches, des articles ménagers, des kits d’hygiène et une aide financière. Ma fille a fréquenté les centres d’accueil à trois reprises, et elle rentre toujours heureuse. Elle est devenue plus confiante, créative et bavarde. Je la vois vraiment grandir à chaque fois qu’elle revient. »

La vie reprend, mais les besoins humanitaires restent importants. En soutenant notre Fonds d’urgence international, vous permettez à la Croix-Rouge d’agir rapidement partout où les besoins sont les plus urgents.