Crise au Moyen-Orient : comment la réponse humanitaire s’étend à toute la région
Un mois s’est écoulé depuis l’intensification des hostilités au Moyen-Orient, provoquant une crise humanitaire d’ampleur, marquée par des déplacements massifs de population, des destructions d’infrastructures essentielles et une insécurité généralisée dans toute la région.
Des opérations d’urgences déployées à l’échelle régionale
Face à cette situation, le réseau mondial de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est pleinement mobilisé pour répondre aux besoins urgents des populations affectées.
En Iran, la situation humanitaire est particulièrement préoccupante. Des frappes aériennes ont entraîné des destructions importantes et des déplacements internes significatifs. Deux membres du Croissant-Rouge iranien ont déjà perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.
Ils faisaient partie des 100.000 membre déployés à travers le pays pour mener des opérations de recherche et de sauvetage, prodiguer des soins d’urgence et assurer le transport des blessés.

Par ailleurs, le Croissant-Rouge iranien a mis en place des dispositifs spécifiques pour répondre à la détresse psychologique, notamment via une ligne d’assistance téléphonique.
En parallèle, ses efforts portent aussi sur l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à des conditions de vie dignes pour les personnes déplacées.
Au Liban, la situation s’est également fortement dégradée avec une intensification des violences ayant provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.
Principal fournisseur de services ambulanciers dans le pays, la Croix-Rouge libanaise assure le transport des blessés vers les hôpitaux et déploie également des unités médicales mobiles pour fournir des soins de santé essentiels dans les zones affectées.
En parallèle, elle distribue des biens de première nécessité tels que nourriture, eau potable, couvertures et matelas et participe aussi à la gestion de centres d’hébergement collectif, notamment à Beyrouth, où des familles déplacées sont accueillies, enregistrées et accompagnées.
En Israël, les frappes les plus violentes ont fait des victimes et entraîné des dégâts à Beit Shemesh, Tel Aviv et Zarzir. Le 13 mars, un poste du Magen David Adom dans le nord d’Israël a été touché par des débris de missile, endommageant les locaux.
Suite à cela, le Magen David Adom a relevé son niveau d’alerte au maximum, mobilisant au total 39.000 personnes et déployant plus de 2.000 ambulances et véhicules d’intervention rapide. Leurs équipes ont soigné et transporté plus de 1.100 blessés vers les hôpitaux et prodigué des soins vitaux dans plusieurs villes touchées par les attaques de missiles.
Dans les pays voisins, notamment en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Turquie, Tadjikistan et Turkménistan, des plans d’urgence ont été activés afin de faire face à d’éventuels mouvements massifs de population.
D’autres Croix-Rouge, comme celles d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, d’Irak, du Pakistan, de Palestine, d’Arabie saoudite, de Syrie ou encore du Yémen, ont également renforcé leur niveau de préparation. Elles mobilisent leurs volontaires, se coordonnent avec les autorités nationales et se tiennent prêtes à apporter une assistance humanitaire si nécessaire.
Une hausse des coûts d’acheminement de l’aide humanitaire
La crise a des répercussions bien au-delà des zones directement touchées, affectant les chaînes d’approvisionnement humanitaires mondiales. Les coûts logistiques augmentent fortement et les délais d’acheminement s’allongent.
Les perturbations du transport international imposent des itinéraires plus longs et complexes. Les coûts du transport maritime, terrestre et aérien ont augmenté de 20 à 70%, avec des pics atteignant 300 % sur certaines routes.
Ces hausses ont un impact direct sur les opérations : l’aide devient plus coûteuse et plus lente à acheminer, alors même que les besoins augmentent et que les ressources diminuent, au détriment des populations les plus vulnérables, y compris au-delà du Moyen-Orient.
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